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En résidence avec Great Man Hiboo

Du 14 au 20/02/2020
Musique Résidence Publié le 28/02/2020

Au delà des concerts, la scène de l'Antipode est très souvent réservée pour les artistes qui souhaitent travailler pendant plusieurs jours dans des conditions scéniques réelles. 
Cette saison dans le magazine, nous vous proposons de rencontrer les artistes pendant leurs heures de boulot, pour comprendre ce qu'il se passe vraiment derrière les portes fermées. Que font-ils vraiment en dehors des concerts ?  Est-ce qu'ils ont un bureau ? Travaillent-ils seulement la nuit ? Nous tenterons de vous répondre ici.

Du 14 au 20 février 2020, Great Man Hiboo revenait pour une deuxième semaine de résidence. Après une première session consacrée au travail technique, le DJ a fait venir ses compères américains, le MC Billa Camp et le musicien Shane Jonas pour travailler l'aspect scénique. Rencontre et interview avec l'artiste, une semaine avant leur tout premier concert :

Bonjour Great Man Hiboo, merci de nous accorder ce temps, peux-tu te présenter ?

Great Man Hiboo : Je suis DJ et producteur.

J'ajouterai "mystérieux".
Est-ce que tu peux nous présenter ton projet Great Man Hiboo ?

GMH : C'est un projet transmédia (en l'occurence un spectacle, un album et une websérie), avec une base musicale qui est électro et avec des invités qui sont hip-hop.

J'invite notamment sur ce projet le rappeur américain Billa Camp, originaire de Harlem à NYC qui est basé désormais à Chicago. C'est une collaboration qui s'est d'abord faite via internet, nous avons travaillé ensemble sans nous rencontrer. Je lui ai d'abord envoyé un instrumental, il a tout de suite adhéré en me renvoyant un premier couplet et c'est comme cela que nous avons fait notre premier titre. Puis un deuxième, un troisième de la même manière, on a même créé le clip de Western Life à distance. 
Pour évoluer vers un un possible live, nous nous sommes rencontrés à Chicago en juin 2018. Nous en avons profité pour capter des nouvelles images pour un nouveau clip.
Après cette rencontre, l'envie était commune de monter cette partie live. C'est à ce moment là que j'ai sollicité l'Antipode. Cela me paraissait être un projet qui s'intègre à la frontière des Musiques Actuelles et du numérique, sur lequel l'Antipode est sensible.

Le personnage Great Man Hiboo me permet d'explorer l'électro. De travailler sur des featuring vocaux, de travailler sur le hip-hop en ce moment mais pourquoi pas inviter un.e chanteur.se pop plus tard. Ou de mélanger les genres. C'est un projet qui pourra tourner beaucoup autour des invités, je suis très sensible aux voix.

Peux-tu nous dire ce que vous avez travaillé concrètement pendant ces deux cycles de résidence ?

GMH : Pendant la première semaine on a fait ce qu'on appelle une résidence technique de création. Cela nous a permis de mettre en place le dispositif technique, de mettre en place la production musicale. C'est à dire qu'à partir de ce qui a été fait en studio, on amène les sons et on essaye de les adapter à la sonorisation de la salle, au son live. Il faut retravailler les morceaux, faire en sorte d'avoir assez de liberté pour évoluer dans les structures. Dans ces cas là on travaille sur logiciel, dans mon cas avec Ableton, et des contrôleurs. Il faut que les sons aient une cohérence entre eux, une cohérence globale au niveau du live.
Il y avait aussi un travail à mener sur une fiche technique lumière. La lumière est synchronisée avec le son. Donc il fallait synchroniser le tout avec les samples, la musique, cela nous a pris beaucoup de temps. En même temps, nous avons aussi une création scénographique (réalisée par le collectif Les Oeils) qui intègre des leds, de la projection vidéo et des formes graphiques en lien avec la couleur, l'esthétique de chaque morceau. 

Il fallait donc passer pas mal de jours à faire des tests sur scène pour voir si  tout cela fonctionnait. Sur ce coup là, c'est plus une affaire de techniciens que d'artistes [rires].

Concernant cette deuxième session en cours, c'est une résidence artistique. Les artistes américains sont arrivés, nous répétons les morceaux et nous construisons le set. Maintenant, nous allons mettre en place tout ce que nous avons préparé lors de la première résidence. Cette dernière phase ne représente que 5 jours sur scène mais il y a énormément de travail en amont, c'est essentiellement des tests, voir ce qui fonctionne ou pas.

Qu'est ce que l'Antipode te permet sur des résidences comme celles-ci ?

GMH : C'est une scène qui n'est pas si évidente, le plateau n'est pas très profond donc cela nous permet de rencontrer des premières contraintes techniques. Nous pouvons tester notre dispositif ici en sachant que nous allons tourner probablement sur des salles plus petites et pouvoir nous adapter en fonction.
Avec la mise à disposition du son et de la lumière, nous avons suffisamment de matériel et nous pouvons bénéficier d'un accompagnement, d'une visibilité par rapport aux autres SMAC en France. Il y a pas mal de pros qui regardent ce qui se passe à l'Antipode, cette salle a une certaine vision et défend les créations régionales.

Merci Great Man Hiboo, "Merde" pour la première, à bientôt.

GMH : Merci !

Le premier concert de Great Man Hiboo a eu lieu le vendredi 28 février, dans le cadre du festival Urbaines.

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